mercredi 9 juin 2010

Une Ville

Le train si loin sillon si long alimente sifflant les oiseaux
D'une cage à l'autre vers la lumière centrale, le paradis en gros
Les poissons disposent. Les filets de rêve grattant le ciel
Projettent plus lointaines et plus troubles les zones nouvelles.
S'y fixeront éblouies les nuées prises à la limite du grillage
Quel dessein prodigieux couve un si riche et cruel cocon ?

Titraille

de la ressource en poésie
de l'absence de femme dans mon lit
du grain à moudre
de jours qui trainent
la semelle
de la fin des vacances
de l'oubli
de la chance
de l'absence d'évidence

attention
des communicants
de la vase
un flasch
une gerbe
une vasque
un soleil
un matin
du sang sur le sol
de la bombe
des éclats
le hoquet
des mains froides
de la boue
du gouffre

d'un souffle

Mensonge

j'écris encravaté
j'écris traine-savate
des strophes plates
j'écris en train
j'écris pour demain
en vain
le vers qui vient
j'écris debout
pardesssus tout
comme un crâne qui bout
je lis peu
n'ai plus d'appétit
pour le merveilleux
il me reste une guerre
j'exagère

mardi 27 octobre 2009

Sous le tourbillon de la galaxie

Je ne cours pas après la maille ami
Mais assaisonne le boulevard de Strass
Dans les couloirs du métro
J'arpente la ville en mariachi
Pour voir comment et sur quelle ligne
Tu sais encore sourire

Celle qui nous attend est triste
Et vous et moi y passeront
Et moi et vous à reculons
Tellement sérieusement résignés
Mais ce n'est pas une raison
Si nous mourrons ensemble
Ce sera en chanson

Quitterions-nous cette piste de danse
La terre fera toujours valser la lune
Sous le tourbillon scintillant
De la grande boule à planètes
Le soleil se rapprochera de la mer
Rougira autant qu'elle sera grisée
L'astre comme il se doit séduira l'onde
Et l'astre et l'onde auront envie

Alors le feu chair atteindra la mer argent
A l'instant précis où l'argent et la chair
Ne seront plus différents
A l'heure de se confondre pour la nuit
A l'heure de se refondre dans la terre

mercredi 7 octobre 2009

Pas Venise

Point de rencontre avenue Kléber.
Ils sont là, on monte donc, 2ieme face.
On s'assoit, on discute, on transige
tout va bien.

Elle, ma rétine, elle, kaléidoscope.

On communique, elle est très pro.
Je dérive vite de foot en voitures.
sombre dans l'arithmétique,
envisage le côté pratique.

elle est plus belle qu'une autre.
Et de largement.

Puis je recherche l'exacte position
à laquelle de ses aimants de verre
et d'ivoire, demain
quand j'aurai brisé son cœur
chutera sur le parquet
en souvenir de nos jours nectar
chaque larme qui creusant sa joue
d'un sillon toujours plus sec et salé
la laissera dégouttée

Déjà au carré tes cheveux plongeaient.
Mais, tu m'ignores autant je t'aime,
et cette misérable imposture
sera mon forfait à la semaine.

Et si j'étais à la hauteur de sa soif?
Et si justement, mes bouts de chansons
parcouraient les aspérités de son humanité?

Je lui donnerai de bonne grâce
la semence qu'elle méprise

Déjà le métro m'emmène,
je ne verrai pas Venise.

Triperie de papillons

La baise
la braise
l'oignon et la mayonnaise
des tranches au lit
de rondelles
charcuterie
cul butent
cuisson par friction
des hauts de cuisseau
quand le mâle et la femelle
se soumettent au bon
la mécanique des gonades, oui
le travail des orifices, encore
Mais la police des caractères d'abord

on s'occupe sans sentiments
tel un potier aux mains d'argile
matraque la viande
sans l'attendrir

Une armure

bombarde
les neurones

étourdi
percute!
étourdi
décroche!

survole
embrasse
infuse
dépasse

l'alcool désaffecte
comme un steack
sur du gazon synthétique
percute cabosse
la moindre aspérité
joint anti adhésif
je me poile au téflon
de la réalité
sous une armure d'échimoses
à travers un écran de fumée
dans les brumes d'ébriété
la 106 tunée
le derviche tourné

Conte

Le héros :
Le prince des neiges

Va quitter le lieu où il vit habituellement

La raison :
L'envie de découvrir le vaste monde.

il va traverser un pays inconnu

Traverser une série d'épreuves :
- Traverser la mer de sable.
- Sortir du labyrinthe.
- Tuer un dragon de feu.

Rencontrer un personnage bénéfique
(à gauche)

Rencontrer un personnage maléfique
(à droite)

Recourir trois fois à un objet magique :
Le mot de la fin.

Au terme de ces épreuves arriver enfin en ce lieu

Recevoir sa récompense :
Il ne fut plus jamais seul.

La morale de cette histoire :
L'avenir appartient à ceux qui le construisent.

dimanche 2 août 2009

Non-conventionnelle

En terme d'impact rien n'égale
la proximité que tu détiens
Le peu de toi dont tu régales

Par les entrecôtes de chaque garçon
Tout autour de toi résonne la canonnade
Bombe à sous-munitions

Tu me travailles

demi-mots doux
second degré de courage
allusif pensif
timide ose
ose

j'y vais j j j j vais plus
déf déf définitif définitif vivement
qu'elle m'entraîne
dans ses bras dans ses bras dansent
merveilleux bras

nage nage nage de pierre
ses talons dérrière
haut le coeur
j'ai pas d'estomac
chu pas contre si elle m'en prie

la plaquer sauvagement
lui faire l'amour sur le parquet
j'ai plutot l'impression qu'elle developpe
des envies de table à langer

j'ai tant à décharger
tu me travailles et je n'en fais rien

Saison sèche saison des pluies

#machine à rêves
En mouvement de grève
Verve vaine
Réverbère
En berne
Veines

#sous pression à péter un vocable
planter une lame dans son poète
je les sens sortir de ma chambre
ces mots qui me prennent la tête
est-ce du fiel du sirop d'érable
y-a-t-il un psy dans la salle?



lundi 27 juillet 2009

Après Fight Club

Il est des êtres qui inspirent, des héros
Ceux-là même qui vous donnent le goût de vivre.
Marche pour les idoles, marche pour leur œuvre,
Dans des ambiances de grand spectacle,
Va, je m'occupe du risque de passer au travers.

Les vainqueurs ont fait couler le raisin
Fouettés par l'injustice, affamés de solstice
Je ne gagnerai pas d'avoir à me laver les mains
S'il le faut j'irai les fleuves jusqu'à leur source
Mais j'ai trop de classe pour suivre leurs traces

jeudi 12 février 2009

Sur le plan technico-tactique

pas à pas
vers par vers
pieds et points lier
je veux meler
pompes génuflexion pompes
droite gauche
crochet douche
feuille blanche rature
technique nature
papier stylo
fichier envoi
ni ring ni règle
touche et compte

mercredi 11 février 2009

Couic

T'étais au States
T'as mangé steak-frites
Juste un aller-retour
Faut que tu files au tennis
On s'en royal fiche!
On s'en tamponne rustique!

mardi 10 février 2009

Démon du jeu

Les jours passent comme les numéro gagnants
à l'heure et jamais les bons

t'es belle
t'es droite
t'es chiante
belle plante

j'peux plus
(tu te pâmes
d'arriérés)
supporter
ton coeur au loin
te voir rêver

pas drôle, tordante
je suis un couloir mort
t'es une chaise pliante

chu plus grand
chu plus fort
chu plus beau
plus doué
chu minable d'avoir cru
qu'un jour tu comprendrais

mercredi 7 janvier 2009

Dans le champ

Sur les collines de ma ville
Est un endroit tranquille

Pour cela il faut attendre
La fin des rodéos
Que le train soit passé
Que le match soit terminé

Alors si les avions oublient
Si on est pas le premier mercredi
Si la ligne haute tension
ne crépite pas sous la pluie

En prêtant attention
On pourrait presque entendre
Les péniches sur le canal
Les camions sur la nationale

mardi 6 janvier 2009

Ami-ami amitié sincère

je n'irais pas jusque la mer
tu trouveras bien mieux avant
en disparaissant je persévère
à chanter tes charmes groovants

ton rire, ton beau derrière
font de moi un taliban
cache toi vite anne claire
ou je redeviens transparent

ami ami amitié sincère
à jamais innocents
mon oeil et ton regard fier
ton cul et mon emploi du temps

L'adversaire

Tant qu'il reste une place
Un bonheur à voler
Les chaises et la terre tournent

Profiter du feu
Se bruler un peu
Les filins les chaines
Nous tiennent nous retiennent
Parcourir les friches
Inventer le nature
Devenir riche
De prodigieuses injures
Vaincre la pente
Sans fouler une seule pierre
L'ami
L'aide
L'autre
L'adversaire

Les chaises et la terre tournent
Tant qu'il reste une place
Un bonheur à voler

mardi 16 décembre 2008

Muet Couleur

Je vois des ombres sournoises
je n'ai pas peur
déambulant dans les rues sombres
un buisson, un recoin, une embuscade
je retarde à cerner la poussière initiatrice
des ces perles noires que l'esprit fabrique.

Et comme je marchais absent
dans une nuit sans âme de plus
j'ai cru apercevoir le bonheur
un songe qu'on engrange
avant qu'il ne reste sur le coeur
ce n'était pas toi mais étrange
depuis si longtemps que tes hanches
tenaient les minutes de mes heures.

mardi 25 novembre 2008

Diamètre x course | Butée

Arnachement du métronaute
Décollage dans les couloirs
En vitesse transports collectifs
Passage, repassage, re-repassage
Mais le paysage est en grève
Sous l'entrepont du RER
Aquarium d'air comprimé
Branché l'autoradio
Dévale
Dévale
Pilote automatique
Dans sa plus belle mise à jour
Escalator ou kaléidoscope
Qui décide où sont les musées?
Pas les sous-terre condamnés
Descente de volumes de confort
Coulisse dans la structure bétonnique
Piston parallépipédique
Tapis ou siphon ?
Toute fin a une chute
Apparition en majesté
2 par 1 de dentelle bon marché

mardi 28 octobre 2008

Dieu est nul comme plombier

Le monde fuit
Goutte à goutte

Sudation
âcre et mâle

Sécrétions
Lacrymales

L'insaisissable
Et le ressentiment

L'urgence
Et le souvenir

vendredi 10 octobre 2008

A une amie

Pas une nuit ne s'achève
à la frontière de ta peau;
tes formes dans mes rêves
le pays le plus chaud.

Envie d'en découdre
par le travail des mots
plus de trompettes
et moins de sanglots
la vie est une fête
et du grain à moudre

J'en crache les morceaux
comme dirty harry
envoie les pruneaux
une journée bien faite
et coule le ruisseau
Il y a ceux qui se la pètent
moi je fais le beau.
J'ai trouvé mon flot.

Mais souvent je m'égare
bois trop de calimucho
me dis qu'il est trop tard
que siempre te quiero
et qu'un jour tu vas voir
comment c'est moi qu'il te faut

Alors pour chasser mes doutes
je quitte la grand route.
Si un jeu complet de détours
ne suffisent à te semer
tout là-haut en sifflant
les airs du qu'en dira-t-on
de mes amis en bandoulière
de mon cœur dans une ornière
en vue de la plus faible
je balaye le ciel des yeux
pour faire briller la poussière
pour rallumer millième en feu

et que je noirci les cases
et que je retourne la vase
à l'encre bleue de mon mieux
sans autre progression
que l'inspiration
des mondes entiers
à partager
des petits instants
transportables
à ne pas oublier

Écho pause rappel

et finalement une chance
mon cap de bonne espérance
qu'elle doit bien exister
celle à qui tu me fait penser

lundi 29 septembre 2008

Tonight

I am dreamin' alive

... ... trees

... ... moonlight

sayin' goodbye

I am dreamin' a-live



when I look into your eyes

I see... come on!

take a look at my eyes

you know what it shows

yes... for sure... it is love!



tu me fais perdre la tête

je te suivrai partout

mais là je t'arrête

vous me plaisiez beaucoup

dans dix ans

maintenant?

C'est trop bête



jeudi 11 septembre 2008

BBQ

les vitres vibrent
déjà d'aigus bégayent
de braves travs
touchent le fond
vont et viennent
de large et de long
la boite noire
pisse le son
sue du gong

je scrute la foule
fend la houle
fixe les mirettes
d'une escalope
fine et propre
probablement experte
en galipettes

si elle m'applique
sa pyrotechnie
comme elle mastique
la gomme d'arabie!

champagne poupée,
tu veux ma chipo?

finalement je sors des braises
la compagnie d'une truie saoule
pas de show laser
ni de baise cosmique
mon pique nique roule
à moi l'andouille
du gras sur les doigts
pourvu qu's'attache pas!

jeudi 4 septembre 2008

Régime sans sucre

tu es partie
couleurs avec
placards vides
pu de kermesse
un ciel triste
reviens sans cesse
chamboule tout

pu ton sourire
la confiture
a goût d'frigo
la tartine finit
retournée, étalée
sur le lino

tu es partie
j'ai conservé
les bons côtés
notre édifice
de toutes mes forces
sans trop pleurer

la chaussette
oubliée, dénichée
sous l'canapé
chamboule tout

tu es partie
j'entends des voix
j'entends ta voix
de mots d'amour
me torturer

tu es partie
et moi avec
cinq sens paumés
je dégringole
chamboule tout

samedi 30 août 2008

Escalade (Chanson à boire)

Je te ferai le coup du mirage
grimperai tout là-haut par jeu,
le plus grand des échafaudages
pour mettre le feu à tes yeux

Regarde au loin le joli nuage
on dirait un lapin sauvage

Et sans trop de manières
tu feindras ne savoir encor
les gestes qui te font taire,
ma faim de croquer du corps

Ni puissants, ni malheureux
si l'on est seuls sur la terre
c'est de n'avoir rien à faire
d'autre, que se regarder les yeux

Je te ferai le coup du mirage
grimperai tout là-haut par jeu,
le plus grand des échafaudages
pour mettre le feu à tes yeux

vendredi 29 août 2008

Economie

Calcule le nombre de rêves possibles d'une situation vécue,
que multiplie la somme criblée des choses vues ;
soit l'inverse de la vitesse relative
par laquelle tu approximes,
toutes choses égales par ailleurs,
la valeur de nos vies respectives.

dimanche 17 août 2008

A la Lune

J'ai mal à mon ptit coeur
ça date pas de c't'heure
mais voilà jamais dégouté
toujours envie de bouffer

j'ai mal à mon ptit coeur
pourtant j'ai de bonnes heures
j'laisse pas la télé débiter
ses conneries sans l'insulter

j'ai mal dans mon ptit coeur
les yeux séchés à l'ordinateur
faudrait me payer pour rester
ainsi vissé dans l'canapé

j'ai mal à mon ptit coeur
et le sommeil trompeur
je dors pour oublier
que je ne sais pas rêver

vendredi 18 juillet 2008

Rose des vents

je suis un terrain vague, oui
je pense à toi, tout le temps
à tes fleurs des champs
qui mon rhume des foins
l'horaire de mes marées
triche riche d'être ta friche
tapis volant d'herbe folle
charme mouvant, bleu du ciel

plus je te côte-à-côte
plus tu me parallèle
est-ce pour toi contre toi
à tes atours je re-spire
et chaque jour depuis
m'aggrave plus profond
ton nom nord magnétique
A C trempé, lettre d'or

jeudi 12 juin 2008

Telegramme

stop
stop
reggae matic
minimal full cumback
brokebackage en règle
pakatouage en fouine
soubassophone le 06
à la youngblood bband
comme sage françois cash
parler franprax
faire sa puu
se taper elsa pataku
trop fumer de monstroplantes
canalisé en ourcq
sans oublier l'univers
d'un nom foiz qui affleure
francisquenenissa bekesham


à ploutch faire chier
déconnez trop les mecs

PS : Craquèète,

mercredi 28 mai 2008

Quasi no

poule, nord, et pôle mouillé
pétard rouillé ; aïe au lit
maison de passes, impair et manque

Plaidoirie

Marre du tapis roulant
et des packs d'eau
A chaque fois qu'un enfant
se prend pour zorro
Sur le parking d'auchan
il faisait du rodeo.
A l'appel des mamans
plus de chevaux
Mais toujours les gitans
qui chassent les métaux.
Comme il avait depuis longtemps
des idéaux
Il a traversé la nationale
comme un taureau
D'un coup tout laissé en plan
posé son fardeau
Pour lancer sa carrière mondiale
son wild west show.

Le quartier était résidentiel
le goudron bien chaud
Fatalement à la première poubelle
il a fait le beau
Son excitation était telle
son coeur si gros
Qu'il faisait des étincelles
à brule-cageot.
Mais la cruelle demoiselle
lui dit : "eh gringo!
Assez de ta ritournelle
tu prends l'eau!
Pour un jeton tu dételles
putain, gigolo
Les éboueurs, eux sont fidèles
et ont le sang chaud
Ils me font grimper au ciel
faire des saltos
Toi on t'enfile par derrière
dis-le! T'es homo!

Le mercredi des encombrants
je sors mon veto
Caddi n'est pas un monstre,
ou quelconque chariot
J'lai trouvé abandonné,
dans l'caniveau
Le pauvre tas de soudures
me tint ce propos
"J'en ai plein les roulettes
je ne suis que barreaux.
Ni esclave ni starlette
j'aspire au repos.
Pour que jamais on ne remette
ma chaine au plot,
Je ferai but, panneau de basket ;
pour sauver ma peau,
Tout, tout, sauf peut-être
cage à oiseaux"

Et comme il m'a pris la tête
je l'ai pris au mot
Je lui ai coupé la zigounette
gratté le numéro
Depuis dans mon jardin il végète
se prend pour un pot.

mardi 27 mai 2008

Comète

j'arrête pas de survivre
m'empêches de te suivre
toi qui trace mes doutes
reviens dans mes jours
garde-moi sur ta route
y fairent un peu d'amour

http://www.1001-votes.com/vote/voteres.php?idv=23070&lg=fr
"SERIEZ VOUS TENTEZ DE VOUS FAIRENT CLOONER ?"

vendredi 9 mai 2008

Fenêtre

Mauvais génie

Il faut dire que c'est délectant
De laisser prendre les devants
Lorgner sur le royaume
De l'anecdote du symptôme
Feignant, froussard
Et racoleur de hasard
Bora bora crac crac
Poète poète zinzin
Chaque jour dans mes veines
Sensation de never again
De mon malheur complice, je suis traurig
Comme un tableau de Caspar David Friedrich.
Toujours le même son de cloche
Et tu sais de quel bois je me fauche
C'est vrai plein de trucs moches
Depuis le temps que je roule à gauche

Video

video

C'est l'histoire d'une frontière

Fondre l'univers trop vaste dans une bouteille
je n'aperçois que la trace du monde réel
l'attraction de là-bas est sans pareil
chaque instant l'occasion de son rappel

Tout coule et redéboule
me cache dans la foule
je suis le métronaute
plus loin que mars
à Charles de Gaulle

Suspension

J'veux pas qu'tu t'en ailles
devant toi je feu de paille
te voir! mes circuits deraillent
te savoir loin quel
aïe aïe aïe

mercredi 23 avril 2008

Nord

Magenta station boréale
claire du monde, noire de moi
ta voûte d'étoiles filantes
accueille la cavalerie
et les lunes carrées
du cinquante et unième quai

Transports dedans dehors
francs vecteurs de nuit
je m'écoute en boucle
rer o mississipi

atmosphère de bas-étage
visages sombres de qui t'es toi
journaux aux regards fuyants
odeur de fin de partie
et déjà s'ennuyer
du cinquante et unième quai

Du presque figé qui coule
un truc comme trans ou para
une paillette éclatante
déposée dans mon tamis
sortie des flots au pied
du cinquante et unième quai

Transports dedans dehors
francs vecteurs de nuit
je m'écoute en boucle
rer o mississipi

Du presque figé qui coule
un truc comme trans ou para
avec les couleurs lentes
de l'imaginerie

jeudi 17 avril 2008

Envol


Quand le livre s'efface
au voyage anodin
par la musique des mots
matin fendu d'un train
défile banlieue persiste
comme d'une chrysalide
vers la montagne d'or
doux pays calme plein

Anodine banlieue fendue
quand au voyage-matin
les mots d'or atteignent
par la musique du train
l'un persiste délivré
comme cristallin, l'une
s'efface doux pays
file vers le calme plein

mardi 15 avril 2008

Hommage


macadame, macadame sombre et lisse
macadame, macadame
contresoleil
glacis de pluie

macadame chauffe et fond
aux rais de juin
macadame
vapeurs de gondrons
colle et repeint
macadame lance des avions
bien plus que rien

mardi 11 mars 2008

Incantation

Concours appelle au poète de grand chemin
qui coupera le plus cour d'ici à demain
se laisser dresser?
au prêt? feu! partez!

par cinquante soumis
Ho! jury précis
les mots ne jouent plus
de paresse émue
mais comparaissent nus
pour naître un élu

poème minute
seras-tu de chut?
création pression
qui est-tu l'espion?
serais-je le moi
mon à peu près roi?


mon bouquet recueil
cahier de textes !
mon seconde album


recopie du monde
les plis les recoins
l'envers les plus flous
remplit chaque vision
du regard vide
de l'amoureux fou

je regarde là
qu'importe! tu dois
la peinture à l'âme
des dehors bénins
l'enveloppe timbrée
à 21 grammes

amour flou
focus mou
je te vois
à m'en vider les yeux
complet, inutile
complètement débile

je de moi

peindre la lumière
à l'extrait de peur du noir

jeudi 21 février 2008


Pulsations

en arrêt d'écouter le monde battre
le bruit des coquillages dans la mer
histoire nouvelle de l'objet qu'on perd
faire et ne rien faire
filer tout droit en travers

embarquer pour le quai
déversoir de trop de mais
pour les mondes parallèles
les si d'un battement d'ailes
rêves d'émoi et elle

Surexposition

Halte-là!
bref regard vers la salle
pour moi cette dose fatale
depuis rien de normal
tu me devenir fou.

Comme tu me fais courir
autant que je respire
tu trottes dans ma tête
et jamais ne t'arrêtes
des pompes et des abdos
pour te porter plus haut.

Ce soir-là :
si belle et si sereine
je rejoue pas la scène
oui, comme ils me malmènent
et tes yeux, et ton cou

A ma soeur

Pourvu que tu sois belle
et que j'en témoigne
que tu te souviennes
qu'on ne se soigne
quoiqu'il nous retienne
rien ne nous éloigne
sans bruit et sans peine
petite fleur de sel

émoi

Quels sont donc tes trésors perdus dans le grand bleu
pour qu'ils m'attirent encore naufragé de tes yeux
tu dis que la voilure de mon pauvre rafiot
n'aura jamais l'allure de voguer sur tes flots
le rien d'une bise l'à pein(e) de ton parfum
m'emporte la brise l'irrésistible embrun
quitte à perdre le nord replonger dans tes yeux
trouver ton souffle fort nager dans le grand bleu
si fausse est ma carte ou plus vifs mes rivaux
pour que je m'écarte tempête les grandes eaux
envoie un ouragan, des vagues en bataillon
car tu as fait ce temps pirate un moussaillon

mardi 18 septembre 2007

Where do the children play?

Aprés Head-On. j'ai fait des pompes. Cat Stevens fait chier
j'ai chaud, j'ai froid plutôt, et mon crâne incandescent
d'érosion mécanique, du rien qui devient tout,
marguerite...

Rebelle sans cause

Quelle violence ces jours-cis
m'impose de jouer de ma vie
gravir les marches du palais
à reléguer l'ailleurs après.
du creux des figures en bombance
surgit l'inexorable danse

à défaut d'être bien servi
la seule issue c'est le tapis
pour autant j'aime perdre exprès
et ainsi faire ce qu'il me plait.
dans le monde duquel je pense
on passe son tour on change de sens

jeudi 23 août 2007

Neuchâtel

Deux jeunes filles
sur la ville haute
éclats de rire
et accent germanique

quiétude altitude
tourisme sans masse
petit train fait une pause
seul calme serein

les cailloux de l'esplanade
et le rateau du jardinier
soleil sur l'église
brise dans ma chemise

à peine une sirène
escalade les remparts
petit train repart
en un sifflement timide

sur le parvis la statue
trop blanche du pasteur
les gamins et leur ballon
s'inclinent pour une fois

jeudi 28 juin 2007

Dimanche midi


Samedi soir à Paris
tempo : poulet frit
avalé goulument
dans le kfc du Ménilmontant

au café quelques bières
en écoutant Anne-Claire
à minuit le monde se presse
de rejoindre la gare de l'est
avoir le dernier train
et se lever matin

je ne veux pas rentrer
il faut bien foizonner
d'ailleurs qui a des sous?
qu'on s'arrête au rabzou.
8-6, maximator
un spliff on, est plus fort
caché dans une ruelle
je pisse sur une poubelle
Direction le 9 billards
qui doit fermer bien tard
le temps d'en descendre une
de ne plus avoir de thunes
on se fait déjà jeter
la fête est terminée

pourtant à peine dehors
revient le goût de l'effort
se perdre au plus vite

et se reperdre encore
cette nuit j'ai appris : enfermé dehors.
assis sur ce canal
tout ça est bien normal
et peut-etre sublime :
l'heure du jeu de mime.
à la déplaque du médecin
j'ai quitté mon chemin
Paris est un trou noir
qui noie mon desespoir
toujours plus je vagabonde
et moins je fais le monde
mais ces heures ne sont qu'à nous
les boire, les fumer jusqu'au bout

je me reveille et me casse
ma gueule, de bois bien lasse
mon train quotidien
pour une fois n'est pas plein

vendredi 22 juin 2007

Kinopanorama

le couloir et l'athlète
le panneau de basket
le maillot, le plot de départ
O temps suspend ton vol
O temps suspend ton vol

café noir, secrétaire
et dernier commentaire
le cadeau, le pot de départ
O temps suspend ton vol
O temps suspend ton vol

émotion, action, un regard
O temps suspend ton vol

lundi 4 juin 2007

note

Mon coeur en peine
Comme on se retouve
Montagnes soudaines
De ce que j'éprouve;
Se croire à la maison
Seul face à l'horizon,
ô mon ange, mon conseiller
Quand viendras-tu me guider?
-
faire face et se taire
accepter l'univers
refuser l'ordinaire
quand tout va de travers
la science n'est rien
mais l'usage de ses main
préparer sans tarder
cette fête annoncée.

lundi 21 mai 2007

Tarot

en formule 1, y'a trop d'arrêts au stands
c'est l'empire de la beckhamisation
"j'aime pas quand c'est trop mou"

jeudi 17 mai 2007

Deux fois rien

Je devrais te maudire
tu est venu me le dire
pourtant ce n'est pas le cas
j'ai vraiment aimé ça.

Tu m'as presque allumé
peut-être pas de plein gré
j'étais parti dans les bois
tu m'as ramené à toi

mais quel piètre résultat
un baiser raté, deux fois
et une cruelle sentence.

Ne t'en fais pas Germaine
juste un relent de haine,
le goût de ton absence

Ressac

vague
sable
rocher
supermarché

Belle d'hiver

belle en plein hiver
fierté jamais ne perd
signal à travers peines
toujours printemps reviennent

comment vit-elle l'été
et la dorure des blés
polir son éclat roux
et ressembler à nous

l'astre donne bon teint
mais l'automne tombe enfin
l'illusion dissippée
la laisse seule rayonner

Le Roi du quartier

Je descends l'avenue Foch
Un mec se cloche,
La pluie retriple
Je vogue au périple,
Regard au tournant
Panne de courant,
Quand règne le désespoir
Surgissent deux diamants noirs
Ma surcharge s'égoutte
Sur une vitre de route
Voilà l'échiquier
Le suspense est entier